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Le nom de MORBIER a pour origine le ruisseau (le bief) qui un jour qui s'est arrêté de couler : les habitants disaient le bief est mort. Les premiers habitants furent des colons du Dauphinois vers 1345. Quelques habitants du Grandvaux vinrent s'y fixer vers 1400. Des colons de Picardie et de Normandie fuyant les persécutions furent autorisés à s'y établir vers 1500. Peu avant 1600 fut construite une chapelle sur la place du village qui comptait alors 16 maisons et moins de 100 habitants. La population varie rapidement, 230 en 1688 pour arriver à un maximun de 2090 h en 1836. L'exode vers les villes et les guerres ont fait que la population n'est plus que de 886 h en 1946. Le baby boom et l'attrait de la commune entraînent une augmentation constante avec une population de 2195 (resencement de 1999). La population est jeune avec 4% de la population de plus de 75 ans, et 16% à moins de 20 ans. 50% sont actifs et travaillent pour une partie dans la commune. A l'origine, l'agriculture est la seule ressource de la commune, difficile car le climat est rude. Le fromage de Morbier en est l'illustration : fabriqué en 2 fois avec une protection "la raie noire". Vers 1660, les frères MAYET développent une nouvelle technique de fabrication de mécanisme d'horlogerie qui fera connaitre le nom de MORBIER, tant pour les horloges "comtoise" que les mécanismes monumentaux équipant les édifices publics (ARBOIS,NOZEROY, St CLAUDE, LYON....). C'est le début de l'ère industrielle qui verra arriver les métiers de l'ébénisterie (caisse d'horloge) la lunetterie ainsi que le décolletage pour la fabrication des pièces pour ces industries. Longtemps comme métier d'appoint pour les agriculteurs en hiver, c'est devenu une industrie avec des nouveaux débouchés : traitements de surface, décoration émaillerie...Située sur la RN5, la commune est à une altitude de 800m au village, avec un minimum à 650m et un maximum à 1170m, elle s'étend sur une surface de 3556 hectares. Elle est délimitée par la rivière La Bienne (affluent de l'ain) où se cachent de belles truites, et les grandes forêts du Risoux, du Mont noir, la Joux Devant, Bataillard, où l'on peut admirer une faune et une flore que seuls les promeneurs patients sauront découvrir. L'hiver, dans la zone des Marais, 35 km de pistes de fond et de raquette sont tracés dans celle-ci et permettent aux sportifs, mais aussi aux randonneurs de découvrir les paysages de la commune. Mais l'évolution démographique de la commune a fortement modifié le paysage avec la construction de lotissements (à taille humaine) et la réalisation de petites zones industrielles et d'une zone commerciale.
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